L'accessibilité au Luxembourg

Vidéos en langue des signes : bonnes pratiques de réalisation

De nombreuses personnes sourdes et malentendantes utilisent la langue des signes comme langue maternelle. Certaines d’entre elles rencontrent des difficultés à lire la langue écrite : les informations écrites ou les sous-titres ne suffisent donc pas à garantir l’accessibilité à toutes les personnes concernées. Il est alors utile de fournir des informations supplémentaires en langue des signes. Mais une vidéo en langue des signes doit respecter certaines règles pour être vraiment utile : éclairage, cadrage, positionnement de la personne qui signe. Cet article présente ces bonnes pratiques.

Un complément aux sous-titres, pas un remplacement

Toutes les personnes sourdes ne maîtrisent pas la langue des signes. Elle ne doit donc en aucun cas remplacer les sous-titres et/ou les transcriptions dans une vidéo, mais les compléter. Le critère de succès WCAG 1.2.6 (« langue des signes, contenu préenregistré ») recommande d’ailleurs l’interprétation en langue des signes pour tout contenu audio préenregistré, en complément des sous-titres. Vous trouverez plus d’informations sur la langue des signes dans notre article consacré à ce sujet.

Comment afficher la personne qui signe ?

Il existe deux façons courantes d’afficher la personne qui signe :

  • La méthode du « film dans le film » : la vidéo originale s’affiche en format réduit, avec la personne qui signe à droite. Cette méthode exige de filmer devant un écran vert et n’est pas prise en charge par tous les logiciels vidéo.
  • L’affichage en bas à droite de la vidéo originale : la personne apparaît plus petite, ce qui peut nuire à la reconnaissance des signes, et masque une petite partie de la vidéo originale.

Cinq critères pour une vidéo en langue des signes réussie

  • Ne pas masquer les contenus importants : la personne qui signe est généralement placée en bas à droite de la vidéo.
  • Prévoir un bouton de choix, si le lecteur vidéo le permet, pour visionner la vidéo avec ou sans langue des signes.
  • Couleurs contrastées et bon éclairage : les vêtements de la personne qui signe et l’arrière-plan doivent être unis et contraster avec la couleur de peau, afin que les mains et le visage soient bien visibles.
  • Filmer d’assez près pour que les mouvements restent clairement reconnaissables, y compris sur petits écrans.
  • Tenir compte de l’ensemble de l’espace de signation, qui s’étend de la tête aux hanches et d’un côté à l’autre du corps : la personne doit être filmée de manière à ce que tous ses mouvements soient reconnaissables.

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