L'accessibilité au Luxembourg

Catégorie : Communication

  • Projet Starter Pack – L’APEMH remporte le Prix de l’inclusion numérique

    Projet Starter Pack – L’APEMH remporte le Prix de l’inclusion numérique

    Quand l’inclusion numérique rencontre le Langage Facile

    Le 17 mai 2025, l’APEMH a reçu le « Prix de l’inclusion numérique » pour son projet innovant « Starter Pack ». Ce n’est pas seulement un prix – c’est une étape importante pour plus d’inclusion numérique au Luxembourg.

    Qu’est-ce que le projet Starter Pack ?

    Le Starter Pack est une formation de base compacte pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. L’objectif est simple : donner aux gens les compétences dont ils ont besoin pour commencer dans le monde numérique.

    Pourquoi est-ce si important ?

    Ces dernières années, l’APEMH a constaté que de nombreuses personnes ayant une déficience intellectuelle rencontrent encore de nombreuses barrières dans le monde numérique. De tels problèmes empêchent les gens de participer pleinement à la vie numérique :

    • Tu as un smartphone, mais tu as des difficultés à scanner les codes QR
    • Tu veux créer un compte d’application, mais tu trouves cela trop compliqué
    • Tu as un ordinateur, mais tu ne sais pas comment utiliser Internet au quotidien

    Comment fonctionne le Starter Pack ?

    Les modules de formation

    Le Starter Pack se compose de différents modules de formation. Chaque module est spécialement adapté aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Les contenus sont rédigés en Langage Facile et en luxembourgeois – une combinaison spécifique au Luxembourg !

    Apprentissage flexible

    Conformément à la devise « Design for All » et « Communication Facile », le Starter Pack est accessible à tous :

    • Tu peux apprendre seul à ton propre rythme
    • Ou ensemble avec d’autres en groupe
    • Avec un manuel imprimé
    • Sur ordinateur
    • Avec des vidéos

    Les trois phases du projet

    Phase 1 : Définir Dans la première phase, les modules de formation sont définis. Cela se fait sur la base de l’analyse d’autres projets numériques que l’APEMH a déjà réalisés. Très important : cela se fait dans une équipe inclusive – c’est-à-dire que les personnes ayant une déficience intellectuelle participent activement.

    Phase 2 : Tester et adapter Le Starter Pack est testé avec le groupe cible. Après que les gens ont utilisé le Starter Pack, ils donnent leur avis et proposent des améliorations. Les modules sont ensuite adaptés pour une meilleure compréhension.

    Phase 3 : Publier Enfin, les modules de formation et les manuels sont publiés sur le site web lern-plattform.lu. Ainsi, tout le monde peut y accéder !

    Soutien de l’État

    Le projet est soutenu par le Ministère de la Digitalisation. Cela montre à quel point l’inclusion numérique est importante pour l’État. Il ne s’agit pas seulement que tout le monde ait accès à Internet, mais aussi qu’ils sachent comment utiliser Internet.

    Plus qu’une simple formation

    Le Starter Pack est un exemple important de la façon dont le Langage Facile et la numérisation peuvent travailler ensemble. En publiant les contenus en Langage Facile et en luxembourgeois, l’APEMH rend l’inclusion numérique plus accessible que jamais.

    C’est aussi une étape importante dans le développement du Langage Facile en luxembourgeois – un domaine qui est encore en construction.

    La plateforme d’apprentissage de l’APEMH

    Le Starter Pack n’est pas le seul projet sur la plateforme d’apprentissage. Sur lern-plattform.lu, on trouve déjà d’autres projets numériques et ressources :

    • Tutoriels pour différentes applications et programmes
    • Vidéos explicatives en Langage Facile
    • Guides pratiques pour le quotidien

    Quand le Starter Pack sera-t-il disponible ?

    L’APEMH a annoncé que le Starter Pack sera disponible au cours de l’année 2026. Le travail bat son plein !

    Le rôle de l’APEMH

    L’APEMH s’engage depuis des années pour l’inclusion et l’autodétermination des personnes ayant une déficience intellectuelle. Ses missions sont :

    Offrir des structures et des services adaptés aux divers besoins des personnes ayant une déficience intellectuelle.

    Contribuer activement à la défense des droits et des intérêts des personnes ayant une déficience intellectuelle.

    Les domaines d’activité de l’APEMH s’articulent autour des thèmes suivants :

    Conseil et orientation, enfants et famille, structure de jour pour adultes, formation et travail, logement, accompagnement et soutien, centres de formation continue et de compétences.

    Grâce à ces différents domaines d’activité, les ateliers de l’APEMH offrent un choix varié de produits locaux et artisanaux ainsi que différents services.

    Plus d’informations :


    Sources :

  • Atelier Isie – Des experts en situation de handicap valident des textes

    Atelier Isie – Des experts en situation de handicap valident des textes

    Quand le public cible collabore

    À partir d’octobre 2022, un nouvel atelier pour le langage facile à lire et à comprendre et la communication inclusive a été planifié. L’Atelier Isie est un atelier mobile qui est actif sur différents sites de l’APEMH. Ici travaillent des jeunes en situation de handicap intellectuel – et ils sont les seuls qui peuvent vraiment décider si un texte est facile à comprendre.

    Qu’est-ce que l’Atelier Isie ?

    L’Atelier Isie offre une formation professionnelle pour les jeunes à partir de 16 ans. Cette formation est proposée sur le site de Limpach, mais comme il s’agit d’un atelier mobile, des travaux sont effectués sur différents sites : à Bettembourg-sur-Mess, Limpach, Hosingen, Bettembourg et Esch-sur-Alzette.

    Quels travaux effectuent les participants ?

    Les travaux de l’Atelier Isie sont variés :

    • Écrire des textes du langage complexe vers le langage facile à lire et à comprendre
    • Vérifier des informations (textes, vidéos, etc.) en langage facile à lire et à comprendre
    • Écrire le journal des ateliers
    • Co-animer des formations sur le langage facile à lire et à comprendre
    • Réaliser des vidéos explicatives

    Le rôle de valideur : la clé de la qualité

    La tâche la plus importante de l’Atelier Isie est la validation de textes. Klaro envoie les textes qui ont été écrits en « langage facile à lire et à comprendre » ou FALC aux collaborateurs de l’Atelier Isie qui ont un handicap intellectuel.

    Ces personnes, qui sont rémunérées pour ce travail, sont capables de lire le langage facile à lire et à comprendre en allemand (« Leichte Sprache »). Elles proposent des modifications pour s’assurer que les textes correspondent correctement aux règles du langage facile à lire et à comprendre.

    Pourquoi est-ce si important ?

    Les valideurs de l’Atelier Isie sont les experts. Ils sont les seuls à savoir exactement si un texte est vraiment facile à comprendre. Sans leur validation, un document ne peut pas obtenir le logo Easy-to-Read d’Inclusion Europe.

    Une journée concrète à l’Atelier Isie

    Les participants de l’Atelier Isie ne font pas seulement du travail pour Klaro. Ils travaillent aussi sur ordinateur, écrivent des e-mails, font du travail de bureau, travaillent sur un journal et réalisent des vidéos explicatives. Toutes ces activités les aident à développer des compétences professionnelles.

    Collaboration avec l’administration et la société

    L’Atelier Isie est un exemple important de co-production : des professionnels de Klaro travaillent ensemble avec les experts de l’Atelier Isie. Ils développent ensemble les contenus – aussi bien les textes que les images. Les experts vérifient si un texte est facile à comprendre. Ils échangent de nouvelles idées pour une communication accessible.

    Histoires de succès

    Les collaborateurs du ministère de l’Intérieur ont créé les textes en langage facile à lire et à comprendre avec Klaro et le groupe de validation des ateliers de l’APEMH. Cela vaut pour des informations importantes sur Infocrise.lu, mais aussi pour du matériel électoral, des fiches Guichet.lu et bien plus encore.

    Dès 2017, le ZPB (Centre pour l’éducation politique) a publié avec Klaro un livret et une affiche sur les élections communales en langage facile à lire et à comprendre. Les pictogrammes qui ont été utilisés proviennent également des personnes de l’Atelier Isie.

    Plus qu’un travail – une mission

    Les participants de l’Atelier Isie ne font pas seulement un travail. Ils apportent une contribution essentielle à une société plus inclusive. Ils veillent à ce que les informations soient accessibles à tous – et donc à plus d’autonomie, plus de participation et plus de démocratie.

  • Cap’FALC – Innovation en France pour le Langage Facile

    Cap’FALC – Innovation en France pour le Langage Facile

    Quand l’Intelligence Artificielle soutient les traducteurs

    En France, l’UNAPEI, la grande association nationale pour les personnes avec un handicap intellectuel, a emprunté un chemin particulier : Avec Cap FALC, ils ont développé un outil qui n’utilise pas seulement l’IA, mais qui a aussi été construit ensemble avec des personnes en situation de handicap et avec des traducteurs. Un modèle qui montre comment la participation dans le développement de technologie peut fonctionner.

    Qu’est-ce que Cap FALC ?

    Cap’FALC est un outil en ligne qui facilite la création de documents en FALC – le Langage Facile français. L’outil combine différentes fonctionnalités :

    1. Un algorithme avec Intelligence Artificielle L’IA propose des phrases plus simples qui correspondent aux règles du FALC. Mais attention : C’est le traducteur qui décide si la proposition est bonne ou doit encore être adaptée.

    2. Un dictionnaire collaboratif Tous les utilisateurs ont accès à des définitions de mots et de concepts, écrits selon les règles du FALC. Tous les utilisateurs peuvent aussi ajouter leurs propres définitions.

    3. Une banque d’images collaborative Pour illustrer les documents avec des images, il existe une collection d’images partagées. Exactement comme pour le dictionnaire, chaque utilisateur peut ajouter ses propres images.

    Comment Cap’FALC est-il né ?

    L’histoire de Cap’FALC a un parcours particulier.

    Le contexte : FALC en France Il y a environ 15 ans, l’UNAPEI a commencé à sensibiliser la société au fait que l’information doit être accessible pour les personnes avec un handicap intellectuel. Ils ont promu la méthode FALC (Facile à Lire et à Comprendre).

    Après quelques années, la demande est devenue de plus en plus grande. Beaucoup d’organisations, d’entreprises et d’institutions voulaient écrire ou traduire leurs textes en FALC. Mais c’était clair : Pour une vraie accessibilité, beaucoup plus de textes devraient encore être traduits. Un projet colossal !

    Le lancement du projet En 2018, l’UNAPEI a décidé d’agir. Ils ont lancé un projet de recherche qui a été réalisé en collaboration avec des partenaires renommés de l’Intelligence Artificielle :

    • Meta AI (le laboratoire de recherche de Facebook/Meta)
    • INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique)

    Le projet a été placé sous le Haut Patronage du secrétariat français pour les personnes en situation de handicap.

    Le chercheur avec expérience FALC

    Le projet a été confié à un jeune scientifique : Louis Martin, doctorant et chercheur en traitement du langage et simplification de textes.

    Son approche était innovante :

    1. Formation en FALC : Louis Martin s’est lui-même formé au FALC à l’ESAT de la Roseraie
    2. Immersion dans un atelier : Il a passé du temps dans un atelier FALC – aux Papillons Blancs de Dunkerque – pour comprendre comment fonctionne la traduction
    3. Collecte de données : Il a collecté dans des ateliers de traduction des textes qui étaient déjà traduits en FALC
    4. Développement de l’algorithme : Avec ces exemples, il a développé un algorithme avec Intelligence Artificielle qui génère automatiquement du texte simplifié

    Co-développement avec les utilisateurs

    Mais Cap’FALC est plus qu’un simple algorithme d’IA. L’outil a été construit ensemble avec les personnes qui vont l’utiliser.

    2020 : Le développement de base Des membres d’ateliers de traduction du réseau UNAPEI, l’association « Nous Aussi » (auto-représentants) et la CNSA ont construit ensemble la base de Cap’FALC.

    2022 : Phase de test Des traducteurs d’ESAT du réseau UNAPEI ont testé l’outil et donné leur retour.

    Le résultat : Un outil qui est innovant à plusieurs niveaux, mais qui intègre aussi l’expérience des utilisateurs.

    Pourquoi cette approche est-elle si particulière ?

    La participation comme principe Cap FALC suit la règle d’or du FALC : L’implication des personnes en situation de handicap. Elles ne sont pas seulement « groupe cible » – elles sont activement impliquées dans le développement.

    L’Intelligence Artificielle comme outil d’aide L’IA propose des simplifications – mais les personnes en situation de handicap décident. C’est la clé : La technologie soutient, mais ne remplace pas.

    Collaboration au lieu d’isolation Avec le dictionnaire et la banque d’images, tous les utilisateurs travaillent ensemble. Chaque définition, chaque image, aide les autres.

    Publication

    Le déploiement a commencé en 2024 Début 2024, Cap’FALC a commencé à se diffuser dans le réseau UNAPEI. Atelier après atelier, l’outil est introduit.

    L’objectif L’UNAPEI veut que l’information devienne accessible pour tous. Cap FALC doit « démocratiser » la production FALC – donc permettre à plus de personnes de produire plus de textes en FALC.

  • Accessilingua – Intelligence Artificielle pour le Langage Facile

    Accessilingua – Intelligence Artificielle pour le Langage Facile

    Quand la technologie soutient l’inclusion

    Il faut 2 heures pour traduire un texte de base de 500 mots en Langage Facile. Dans le contexte de la rédaction de textes en FALC et en « Leichte Sprache » pour le site web Guichet.lu, il est difficile de produire des textes en grandes quantités. Et si une Intelligence Artificielle pouvait accélérer cela ?

    Le problème : Trop de travail, trop peu de temps

    Actuellement, l’équipe de rédaction de Guichet.lu sélectionne les textes pertinents et urgents et les réécrit en FALC et en Langage Facile. Ensuite :

    1. Envoi à Klaro : Ces propositions sont envoyées à Klaro, un service de l’APEMH, le centre officiel pour le Langage Facile
    2. Validation par des experts : Klaro envoie les textes à des collaborateurs avec déficience intellectuelle qui vérifient s’ils sont compréhensibles
    3. Certification par logo : Le logo Inclusion Europe certifie cette vérification

    Ce processus est long et chronophage pour les organisations publiques, ce qui limite la diffusion de textes en FALC et en « Langage Facile » à grande échelle.

    Une solution : AccessiLingua

    Qu’est-ce qu’AccessiLingua ?

    Le GovTech Lab a recherché un outil basé sur l’Intelligence Artificielle et capable d’aider les auteurs à traduire leur texte en Langage Facile de la manière la plus efficace possible.

    Qui est derrière AccessiLingua ?

    Le GovTech Lab du Ministère de la Digitalisation et le CTIE, en collaboration avec le Ministère de la Famille, ont lancé un Appel à Projet en mai 2024.

    Comment ça fonctionne ?

    1. Input : Texte difficile Un texte administratif difficile (c’est ainsi qu’on appelle les textes qui ne sont pas écrits en Langage Facile) est entré dans le système – en français ou en allemand.

    2. Traitement par l’IA L’Intelligence Artificielle (IA) analyse le texte et produit une version en Langage Facile qui respecte le mieux possible les règles du FALC ou du « Langage Facile ».

    3. Relecture humaine Cette version du texte est encore vérifiée et validée par des professionnels du Langage Facile. Ceci est essentiel – l’IA n’est qu’un outil d’aide, pas un remplacement pour les experts humains !

    4. Validation par le public cible Après la relecture par des professionnels, le texte est comme toujours envoyé à des testeurs – comme l’Atelier Isie – pour la validation finale.

    Quels sont les avantages ?

    Production plus rapide Au lieu de 2 heures pour 500 mots, l’IA peut produire une première version en quelques minutes.

    Plus de textes disponibles Avec un soutien de l’IA, plus de textes en Langage Facile peuvent être rendus disponibles sur les sites web gouvernementaux.

    Cohérence L’IA utilise les mêmes règles et reste cohérente.

    Contexte luxembourgeois L’outil doit réécrire des textes en français et en allemand en Langage Facile, qui respectent le mieux possible les règles françaises et allemandes, ainsi que les expressions, abréviations et noms courants dans le contexte luxembourgeois.

    Quand sera-t-il disponible ?

    Les opérateurs économiques intéressés à participer à « AccessiLingua » ont été invités à soumettre leur dossier de candidature jusqu’au 10 juin 2024.

    Un prestataire a été sélectionné fin 2024.

    Que dit Klaro à ce sujet ?

    Après un entretien avec Klaro en avril 2025, les premiers résultats semblent prometteurs. Mais c’est clair : Une relecture humaine reste toujours nécessaire avant qu’un document ne soit envoyé à l’Atelier Isie.

    Limites de l’IA

    ⚠️ Pas accessible à tous Au début, le programme ne sera disponible que pour les organes gouvernementaux. Mais Klaro espère qu’il sera ouvert au grand public à l’avenir.

    ⚠️ Ne remplace pas les experts humains L’IA ne peut pas remplacer les nuances et l’intelligence humaine. Elle est un outil d’aide – ni plus, ni moins.

    ⚠️ Le contexte est important Parfois, il faut ajouter ou enlever des informations. Cela, une IA ne peut pas toujours le décider correctement.

    D’autres pays travaillent aussi dessus

    Le Luxembourg n’est pas seul. Différents pays travaillent sur des systèmes similaires :

    • L’Allemagne a développé des outils pour le Langage Facile
    • L’Union européenne soutient des recherches dans ce domaine
    • Différentes universités travaillent avec le Natural Language Processing pour des textes accessibles

    L’avenir : L’Intelligence Artificielle comme partenaire

    AccessiLingua est un exemple de la façon dont la technologie peut soutenir l’inclusion. Ensemble, nous pouvons rendre plus d’informations accessibles à plus de personnes.